Accès, nutrition, résilience : vers des systèmes alimentaires plus justes et durables

30 juin 2025

Produire assez pour nourrir l’humanité est un défi colossal. Mais cela ne suffit pas. Chaque année, des millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, tandis que plus de 730 millions de personnes souffrent encore de la faim. Paradoxalement, des milliards d’individus sont touchés par l’obésité, le diabète ou la malnutrition.

Ce paradoxe révèle des systèmes alimentaires inéquitables, inefficaces et vulnérables. Il devient urgent de repenser notre façon de produire, transformer et consommer les aliments. La science peut jouer ici un rôle clé, en proposant des alternatives viables, durables et inclusives.

L’injustice alimentaire, une crise silencieuse

L’insécurité alimentaire ne concerne pas seulement la quantité produite. Elle touche aussi l’accès équitable à une alimentation saine, variée et culturellement adaptée. Aujourd’hui :

Les chercheurs analysent ces déséquilibres pour en comprendre les causes : inégalités sociales, dépendance aux importations, infrastructures déficientes ou gouvernance alimentaire instable.alités sociales, dépendance aux importations, infrastructures défaillantes ou gouvernance alimentaire déficiente.

Bien manger, un enjeu de santé… et de durabilité

L’accès à une alimentation de qualité reste un défi majeur. Beaucoup n’ont pas accès à des produits frais, diversifiés ou peu transformés. La malnutrition sous toutes ses formes progresse, avec des impacts lourds sur la santé publique.

Des scientifiques et experts développent des outils pour évaluer l’impact nutritionnel et environnemental de notre alimentation :

Ces outils s’appuient sur des données scientifiques solides. Ils visent à orienter la transition alimentaire vers des régimes plus sains, durables et équitables.

Infrastructures, circuits courts et logistique équitable

Produire localement ne suffit pas. Il faut aussi transformer, stocker et distribuer efficacement les aliments, tout en limitant les pertes.

Dans de nombreux pays du Sud, jusqu’à 30 % des récoltes sont perdues après la moisson, par manque d’infrastructures adaptées. À l’inverse, dans les pays riches, l’abondance cache un gaspillage massif tout au long de la chaîne.

Les chercheurs proposent des pistes concrètes :

Vers des systèmes alimentaires territorialisés et durables

Plutôt que de penser l’alimentation à l’échelle mondiale uniquement, la science contribue aujourd’hui à Plutôt que de penser l’alimentation à l’échelle mondiale uniquement, la science explore des systèmes plus territorialisés. Ces approches permettent de :

Ces projets reposent sur des recherches interdisciplinaires, mêlant sciences sociales, agronomie, nutrition et économie. Ils sont portés par des acteurs locaux, appuyés par des institutions scientifiques comme celles réunies à Montpellier.

L’alimentation durable est aussi une question d’équité

Nourrir la planète n’a de sens que si chacun peut accéder à une alimentation digne et choisie. Construire des systèmes alimentaires durables implique :

La Fondation One Science Montpellier soutient les projets qui allient rigueur scientifique, ancrage local et ambition sociale. Nourrir durablement, c’est aussi réparer les déséquilibres et redonner du pouvoir d’agir aux territoires.