La pollution plastique en eau douce menace gravement rivières, fleuves et lacs. Découvrez ses impacts sur la biodiversité, les solutions scientifiques et pourquoi agir localement est crucial.

Un fléau souvent oublié : la pollution plastique dans les rivières

Quand on parle de pollution plastique, on pense souvent aux océans. Pourtant, la pollution plastique en eau douce commence bien avant, dans les rivières, les lacs et les canaux. Ces milieux servent de vecteurs et de zones de stockage pour les plastiques, bien avant leur arrivée en mer.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, plus de 9 millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les milieux aquatiques. Une grande partie transite par les eaux douces, où elle cause des dégâts encore largement sous-estimés.

Une pollution plastique persistante et omniprésente

Les plastiques retrouvés dans les milieux d’eau douce proviennent de sources variées :

Une fois dans l’eau, ces déchets se fragmentent en microplastiques (<5 mm) et nanoplastiques, invisibles à l’œil nu. Ces particules polluent durablement les cours d’eau, affectant à la fois la faune, la flore, et la qualité de l’eau.

Les écosystèmes d’eau douce fortement impactés

Rivières, zones humides, étangs et fleuves sont parmi les écosystèmes les plus riches… et les plus vulnérables. Les effets de la pollution plastique en eau douce sont multiples :

Ces impacts mettent en péril non seulement la biodiversité, mais aussi la santé humaine via la consommation d’eau ou de poissons contaminés.

Des technologies de pointe pour traquer les plastiques

Étudier la pollution plastique en eau douce représente un défi, tant elle est diffuse et microscopique. Les scientifiques développent des outils de plus en plus sophistiqués :

Ces innovations permettent de cartographier la pollution, d’identifier les sources, et de tester des solutions concrètes comme des filtres, des barrages flottants ou des matériaux alternatifs.

Rivières et bassins versants : au cœur des solutions

Pour lutter efficacement contre la pollution plastique en eau douce, il faut adopter une vision systémique. Les rivières ne sont pas que des canaux : elles sont des actrices de la transition écologique.

Cela implique :

Comprendre pour agir : vers une gestion durable de la pollution plastique

La lutte contre la pollution plastique en eau douce passe par une meilleure compréhension des phénomènes. C’est dans ces milieux proches, concrets et mesurables que des solutions durables peuvent émerger.

La recherche joue un rôle central en :

Restaurer les rivières, protéger notre avenir

Agir contre la pollution plastique en eau douce, c’est protéger les écosystèmes, mais aussi nos ressources en eau, notre santé, et notre avenir. En repensant notre rapport au plastique et à l’eau, nous pouvons inverser la tendance.

Dans un monde où la technologie médicale n’a jamais été aussi avancée, un paradoxe persiste : 1 personne sur 3 n’a toujours pas accès à des soins de qualité. Ce chiffre, issu de l’OMS et de la Banque mondiale, n’est pas une simple statistique. Il raconte une réalité brutale, silencieuse, vécue chaque jour par des millions d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le monde. Et ces inégalités d’accès aux soins ne concerne pas que les pays pauvres ou les régions reculées. Elle nous concerne tous, car la santé, aujourd’hui, est un bien collectif, interconnecté, fragile.

Des soins inaccessibles, même quand ils existent

L’accès aux soins, ce n’est pas seulement avoir un hôpital à proximité. C’est pouvoir se faire soigner sans obstacle – géographique, économique, culturel ou administratif.

Dans certains pays, les hôpitaux sont à plusieurs jours de marche. Ailleurs, les traitements sont trop chers, ou indisponibles. Parfois, c’est la langue, le statut social, le genre ou la méfiance qui empêchent de pousser la porte d’un centre de santé.

Et même dans des systèmes de santé dits « universels », comme en Europe, des inégalités persistent : déserts médicaux, délais trop longs, méconnaissance des droits, précarité, manque de traduction ou de médiation.

La science face à un défi humain

La recherche biomédicale a longtemps porté sur les traitements. Elle a permis des avancées majeures. Mais aujourd’hui, un nouveau champ émerge : comprendre pourquoi tant de personnes restent en marge du système de soin, et comment y remédier.

Cela suppose de croiser les disciplines : médecine, sociologie, anthropologie, économie, ingénierie. Car soigner ne se résume pas à prescrire un médicament. Il faut aussi écouter, traduire, adapter, accompagner.

À Montpellier, cette approche globale est déjà en marche. Des équipes travaillent, par exemple, à :

Quand innovation rime avec inclusion

L’innovation médicale ne devrait pas creuser les écarts, mais les réduire. Cela implique de concevoir des technologies pensées pour toutes les réalités de vie, pas seulement pour les milieux urbains connectés.

L’intelligence artificielle, par exemple, peut aider à détecter des maladies dans des zones où il n’y a pas de médecins. Des applications mobiles permettent un suivi médical à distance, même dans des contextes fragiles. Des plateformes multilingues, des algorithmes « éthiques », des outils de diagnostic en libre accès : autant d’initiatives qui émergent aux quatre coins du monde — souvent en collaboration avec des chercheuses et chercheurs montpelliérains.

Mais pour qu’une innovation soit utile, elle doit être accessible, compréhensible, pertinente localement. Et surtout, co-construite avec les personnes concernées.

Repenser la santé comme un droit, pas un privilège

Soigner, ce n’est pas simplement guérir. C’est reconnaître la dignité de chacun. C’est refuser que la distance, la pauvreté, la langue ou le genre décident de qui vit ou meurt. C’est faire de la santé un bien commun, partagé et protégé.

Cela demande de changer de regard. D’écouter les voix qu’on entend peu. De considérer la santé non pas comme un produit, mais comme une condition de justice.

Et cela commence ici, maintenant, dans les laboratoires, dans les consultations, dans les salles de classe, sur le terrain. À Montpellier comme ailleurs.

Chaque jour, dans le silence des laboratoires ou les couloirs des hôpitaux, une menace invisible gagne du terrain. Elle ne fait pas la une des journaux. Elle n’enflamme pas les débats. Et pourtant, elle tue déjà – lentement mais sûrement. Cette menace, c’est la résistance aux antibiotiques.

D’ici 2050, elle pourrait être responsable de 10 millions de décès chaque année. Plus que le cancer. Plus que toutes les épidémies récentes réunies. Ce chiffre, mentionné par l’ONU, a de quoi faire frémir. Mais pourquoi en parle-t-on si peu ?

Quand les antibiotiques cessent de fonctionner

Depuis leur découverte, les antibiotiques ont transformé la médecine. Une infection qui, il y a un siècle, aurait été mortelle, est aujourd’hui soignée en quelques jours. Ces molécules ont sauvé des centaines de millions de vies. Mais cette réussite a un prix.

À force d’être utilisés – parfois mal, parfois à tort – les bactéries apprennent à s’en défendre. Elles évoluent. Elles deviennent résistantes. Résultat ? Des infections autrefois bénignes deviennent plus longues, plus graves, parfois incurables. C’est le retour des « maladies oubliées », mais en version renforcée.

Et ce problème ne touche pas que les hôpitaux. L’agriculture, l’élevage, les environnements naturels : tous sont concernés. Car les antibiotiques ne restent pas confinés aux ordonnances. Ils circulent, se diffusent, créent des réservoirs invisibles de résistance dans l’air, l’eau, les sols.

Une urgence mondiale… mais évitable

La résistance aux antimicrobiens, c’est un problème global. Elle n’a pas de frontières. Un germe résistant en Asie peut voyager en quelques heures jusqu’à Montpellier. Pourtant, elle reste sous-estimée, en partie parce qu’elle est silencieuse. Elle tue sans fracas, sans épidémie visible. Mais elle tue.

Heureusement, des solutions existent. Et certaines se trouvent ici même, à Montpellier, où chercheurs, chercheuses, médecins et vétérinaires travaillent ensemble à inventer de nouvelles stratégies.

À Montpellier, la recherche s’organise

Face à ce défi, la région montpelliéraine, berceau de la médecine occidentale, se mobilise. Plusieurs laboratoires, au croisement de la biologie, de la chimie, de la médecine et des sciences sociales, développent des alternatives aux antibiotiques classiques :

La science avance, mais elle a besoin d’un soutien collectif.

Prévenir, c’est déjà soigner

La meilleure arme contre la résistance reste… la prévention. Cela passe par :

En bref : il ne s’agit pas seulement de trouver de nouveaux traitements, mais aussi de changer notre rapport aux soins.

Soigner le vivant, c’est protéger notre avenir

La résistance aux antibiotiques est un miroir. Elle reflète notre lien abîmé au vivant. Elle révèle l’impact de nos excès sur l’équilibre fragile entre humains, animaux et environnement. Y répondre, ce n’est pas seulement faire de la médecine. C’est penser autrement la santé. C’est adopter une approche globale, intégrée, où l’on soigne les corps, les écosystèmes, les systèmes de soin.

Face aux crises sanitaires, climatiques et environnementales, le concept de santé globale – ou One Health – devient une réponse scientifique majeure. À Montpellier, des chercheurs s’engagent pour prévenir les risques à l’interface entre humains, animaux et écosystèmes.

Une seule santé, un seul monde

Né dans les années 2000, le concept de One Health repose sur un principe fondamental : les santés humaine, animale et environnementale sont étroitement liées. La déforestation, l’urbanisation rapide, l’agriculture intensive et le commerce d’animaux sauvages favorisent l’émergence de maladies zoonotiques. La COVID-19, Ebola ou la grippe aviaire en sont des exemples frappants.

Le concept est reconnu par l’OMS, la FAO, l’OMSA et le PNUE. Il s’impose aujourd’hui comme un pilier des politiques mondiales de prévention sanitaire.

« Ce qu’on étudie depuis des années au Sud est en train d’arriver au Nord. Ce qu’on revendique, […] c’est de parvenir à mieux évaluer les risques sanitaires grâce à un regard sur l’environnement dans son ensemble », souligne Élisabeth Claverie de Saint Martin, PDG du Cirad.

Montpellier, un écosystème scientifique d’excellence

Montpellier est un territoire pionnier en santé globale. La région réunit un réseau scientifique unique en Europe, avec des institutions comme le Cirad, l’IRD, l’INRAE, l’université de Montpellier ou le CHU. Elles coopèrent pour mieux comprendre les liens entre santé, environnement, agriculture et climat, en France comme dans les pays du Sud.

Parmi les projets phares, PREZODE (Prevention of Zoonotic Disease Emergence) incarne cette approche interdisciplinaire. Lancé par le Cirad, l’INRAE et l’IRD, il vise à anticiper les pandémies en agissant sur leurs causes écologiques et sociales.

La science au cœur de la prévention

La science joue un rôle clé dans cette démarche. Elle permet de créer des systèmes de surveillance innovants, d’améliorer la prévention et de guider les politiques publiques. Grâce aux données de terrain, à l’expertise interdisciplinaire et à la coopération internationale, les chercheurs modélisent les risques sanitaires et soutiennent la transition agroécologique.

À la Fondation One Science Montpellier, nous croyons à l’importance de cette recherche.
En finançant des projets à l’interface entre santé humaine, santé animale et santé environnementale, nous contribuons à mieux comprendre les grands enjeux sanitaires de demain.

Produire assez pour nourrir l’humanité est un défi colossal. Mais cela ne suffit pas. Chaque année, des millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, tandis que plus de 730 millions de personnes souffrent encore de la faim. Paradoxalement, des milliards d’individus sont touchés par l’obésité, le diabète ou la malnutrition.

Ce paradoxe révèle des systèmes alimentaires inéquitables, inefficaces et vulnérables. Il devient urgent de repenser notre façon de produire, transformer et consommer les aliments. La science peut jouer ici un rôle clé, en proposant des alternatives viables, durables et inclusives.

L’injustice alimentaire, une crise silencieuse

L’insécurité alimentaire ne concerne pas seulement la quantité produite. Elle touche aussi l’accès équitable à une alimentation saine, variée et culturellement adaptée. Aujourd’hui :

Les chercheurs analysent ces déséquilibres pour en comprendre les causes : inégalités sociales, dépendance aux importations, infrastructures déficientes ou gouvernance alimentaire instable.alités sociales, dépendance aux importations, infrastructures défaillantes ou gouvernance alimentaire déficiente.

Bien manger, un enjeu de santé… et de durabilité

L’accès à une alimentation de qualité reste un défi majeur. Beaucoup n’ont pas accès à des produits frais, diversifiés ou peu transformés. La malnutrition sous toutes ses formes progresse, avec des impacts lourds sur la santé publique.

Des scientifiques et experts développent des outils pour évaluer l’impact nutritionnel et environnemental de notre alimentation :

Ces outils s’appuient sur des données scientifiques solides. Ils visent à orienter la transition alimentaire vers des régimes plus sains, durables et équitables.

Infrastructures, circuits courts et logistique équitable

Produire localement ne suffit pas. Il faut aussi transformer, stocker et distribuer efficacement les aliments, tout en limitant les pertes.

Dans de nombreux pays du Sud, jusqu’à 30 % des récoltes sont perdues après la moisson, par manque d’infrastructures adaptées. À l’inverse, dans les pays riches, l’abondance cache un gaspillage massif tout au long de la chaîne.

Les chercheurs proposent des pistes concrètes :

Vers des systèmes alimentaires territorialisés et durables

Plutôt que de penser l’alimentation à l’échelle mondiale uniquement, la science contribue aujourd’hui à Plutôt que de penser l’alimentation à l’échelle mondiale uniquement, la science explore des systèmes plus territorialisés. Ces approches permettent de :

Ces projets reposent sur des recherches interdisciplinaires, mêlant sciences sociales, agronomie, nutrition et économie. Ils sont portés par des acteurs locaux, appuyés par des institutions scientifiques comme celles réunies à Montpellier.

L’alimentation durable est aussi une question d’équité

Nourrir la planète n’a de sens que si chacun peut accéder à une alimentation digne et choisie. Construire des systèmes alimentaires durables implique :

La Fondation One Science Montpellier soutient les projets qui allient rigueur scientifique, ancrage local et ambition sociale. Nourrir durablement, c’est aussi réparer les déséquilibres et redonner du pouvoir d’agir aux territoires.

Face à une population mondiale qui dépassera les 9 milliards d’habitants d’ici 2050, l’agriculture durable devient un impératif. Il ne suffit plus de produire plus, mais de produire mieux : en préservant les ressources, en réduisant l’impact environnemental et en s’adaptant au changement climatique.

La science joue un rôle majeur dans cette transformation. À Montpellier, des chercheurs de renommée internationale conçoivent les solutions agricoles de demain. Tour d’horizon des innovations les plus prometteuses pour bâtir une agriculture à la fois efficace, résiliente et durable.

Sélection variétale : cultiver la résilience

Sécheresses, canicules, maladies émergentes… Les cultures sont de plus en plus fragilisées. La sélection variétale devient alors un outil clé. Il ne s’agit plus seulement d’augmenter les rendements, mais de créer des plantes capables de résister aux aléas climatiques tout en respectant les écosystèmes.

Des variétés sobres en eau, tolérantes aux sols pauvres ou salins, sont développées grâce aux progrès en génétique végétale. Ces recherches se font souvent en lien avec les communautés agricoles locales. Elles contribuent à sécuriser la production dans des régions vulnérables, notamment en Afrique subsaharienne ou en Asie du Sud.

Agroécologie : s’inspirer du vivant pour nourrir le vivant

L’agroécologie ne cherche pas à contraindre la nature, mais à travailler avec elle. Cette approche, soutenue par la recherche, propose de repenser les systèmes agricoles en s’appuyant sur les dynamiques naturelles : diversité végétale, interactions entre espèces, fertilité des sols, etc.

Concrètement, cela passe par des pratiques comme l’association de cultures complémentaires, l’agroforesterie ou la réduction des intrants chimiques. Les chercheurs étudient les effets de ces méthodes non seulement sur les rendements, mais aussi sur la biodiversité, la santé des sols et la résilience face aux crises.

Anticiper pour mieux agir : l’ère des données et de la modélisation

L’agriculture du XXIe siècle s’appuie sur des outils prédictifs avancés. Grâce à la modélisation, les chercheurs peuvent simuler des scénarios, anticiper les effets du changement climatique et identifier les zones à risque de crise alimentaire.

Ces données aident les décideurs, les ONG et les coopératives agricoles à mieux planifier leurs actions. Elles permettent aussi d’adapter les politiques publiques et de renforcer la résilience des systèmes alimentaires dans les régions les plus exposées.

Innover pour tous : des solutions pensées avec les agriculteurs

Une innovation n’est efficace que si elle est comprise et adoptée par celles et ceux qui cultivent. C’est pourquoi de nombreux projets de recherche sont co-construits avec les agriculteurs, notamment dans les pays du Sud où l’agriculture familiale est prédominante.

Ces projets, souvent basés sur des solutions simples et peu coûteuses, améliorent les rendements tout en valorisant les pratiques locales et les savoirs traditionnels. À Montpellier, des programmes comme FABA (au Cameroun) ou SALSA (en Méditerranée) illustrent cette démarche participative.

Nourrir la planète sans l’épuiser : un défi réalisable

Le défi alimentaire ne peut plus être relevé avec les recettes du passé. Mais la science, en lien avec les agriculteurs, les territoires et les décideurs, ouvre de nouvelles voies.

Produire plus et mieux n’est pas qu’un enjeu technique. C’est une transformation profonde de notre rapport au vivant. Elle repose sur des connaissances solides, une coopération internationale accrue et une volonté collective d’assurer un avenir nourricier.

Alors que notre planète traverse une série de crises – climatiques, géopolitiques, économiques –, la crise alimentaire mondiale s’impose comme un défi majeur. Elle ne se résume plus à la seule question de la faim. Elle englobe aussi de profondes inégalités d’accès à une alimentation saine, un gaspillage massif de ressources et les limites écologiques de notre modèle agricole.

Face à cette situation, comprendre l’ampleur et la complexité du problème est essentiel pour agir. Voici six chiffres clés pour mieux en mesurer les causes, les impacts et les leviers de transformation.

783 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde

Ce chiffre alarmant nous rappelle que la faim est loin d’avoir disparu. Près de 800 millions d’êtres humains vivent encore dans une insécurité alimentaire chronique. Derrière ce constat se cachent plusieurs facteurs : conflits armés, sécheresses à répétition, chocs économiques, mais aussi inégalités d’accès à des ressources productives comme la terre, l’eau ou les semences.

À rebours d’une vision fataliste, il faut considérer la faim comme un phénomène évitable. Comprendre les systèmes alimentaires, les vulnérabilités locales et les interdépendances globales permet d’imaginer des solutions structurelles, durables et adaptées aux territoires.

Source : FAO, L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, 2023

1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année

Chaque année, un tiers des aliments produits dans le monde est perdu ou jeté. Ce gaspillage massif se produit à toutes les étapes de la chaîne alimentaire : stockage, transport, transformation, distribution, consommation.

Il mobilise des terres, de l’eau, de l’énergie… pour rien.

Au-delà de la responsabilité individuelle, c’est l’organisation globale des filières qu’il faut interroger. Repenser la logistique, développer des modes de consommation plus sobres, revaloriser les invendus ou les coproduits agricoles : les pistes sont nombreuses pour bâtir un système alimentaire plus efficient et respectueux des ressources.

Source : FAO, Food Loss and Waste Database, 2021

80 % des terres agricoles sont consacrées à l’élevage

L’élevage, notamment intensif, accapare la majorité des terres agricoles à l’échelle mondiale. Cela concerne non seulement les pâturages, mais surtout les cultures destinées à nourrir les animaux.

Ce modèle a permis d’augmenter la production de viande. Mais il pèse aujourd’hui lourdement sur l’environnement. Entre émissions de gaz à effet de serre, déforestation, perte de biodiversité et usage massif de ressources, il atteint ses limites.

Diversifier les régimes alimentaires, valoriser des pratiques d’élevage plus durables, mieux articuler élevage et agriculture végétale : autant d’enjeux pour réduire l’empreinte de nos choix alimentaires.

Source : FAO, Livestock’s Long Shadow, 2006 / Our World in Data, 2023

3,1 milliards de personnes ne peuvent pas se permettre une alimentation saine

La crise alimentaire ne concerne pas seulement la quantité, mais aussi la qualité. Plus de 3 milliards de personnes dans le monde n’ont pas les moyens – économiques ou géographiques – de se nourrir sainement.

Cette situation touche autant les campagnes isolées que les zones urbaines défavorisées. Dans ces dernières, les aliments ultra-transformés remplacent souvent les produits frais.

Ce déséquilibre nutritionnel alimente des épidémies silencieuses : obésité, diabète, carences multiples. Pour y répondre, il faut rapprocher la production des besoins locaux, renforcer les circuits courts, soutenir la diversité des cultures alimentaires et rendre les produits sains accessibles à tous.

Source : FAO, IFAD, OMS, PAM et UNICEF, SOFI Report, 2023

Une alimentation saine pourrait éviter 11 millions de décès chaque année

Les conséquences d’une mauvaise alimentation dépassent la seule sphère nutritionnelle. Elles constituent un véritable enjeu de santé publique. Une alimentation saine et durable pourrait éviter jusqu’à 11 millions de décès prématurés par an dans le monde.

Agir pour une alimentation de qualité, c’est aussi soulager les systèmes de santé, améliorer la productivité et renforcer la résilience des populations face aux crises.

Source : The Lancet, Global Syndemic of Obesity, Undernutrition, and Climate Change, 2019

Moins de 1 % des financements publics mondiaux vont à la recherche sur des systèmes alimentaires durables

Malgré l’ampleur des défis, la recherche pour transformer durablement nos systèmes alimentaires reste sous-financée. Elle ne reçoit que 0,8 % des financements publics mondiaux liés à l’alimentation.

Pourtant, sans innovation scientifique, aucune transition ne sera possible.

À Montpellier, des équipes pluridisciplinaires – réunies autour de la Fondation One Science – travaillent chaque jour à mieux comprendre les interactions entre agriculture, environnement, nutrition et société. Croiser les savoirs, renforcer le dialogue entre science et décision publique, valoriser les connaissances issues des territoires : voilà les leviers pour bâtir des politiques alimentaires cohérentes et résilientes.

Car nourrir le monde ne doit plus se faire au détriment de la planète.

Source : Global Alliance for the Future of Food, Systemic Investment Gaps in Food Systems Transformation, 2021

Berceau d’une tradition universitaire ancienne et prestigieuse, Montpellier s’impose aujourd’hui comme un pôle d’excellence de recherche et d’innovation en France et dans le monde. Portée par l’université de Montpellier et ses nombreux partenaires académiques et scientifiques, la métropole méditerranéenne rayonne dans des disciplines clés pour les enjeux du XXIe siècle : écologie, sciences de l’eau, agronomie, santé, environnement et bien d’autres.

Un site universitaire leader en écologie, eau et agronomie

Selon le classement de Shanghai (ARWU) 2024, le site universitaire de Montpellier occupe le 1er rang mondial dans trois domaines cruciaux :

Il figure également dans le Top 100 mondial pour les statistiques et la télédétection, et dans le Top 150 mondial en mathématiques, chimie et sciences de la Terre. Ces performances témoignent de l’excellence scientifique du territoire et de l’attractivité internationale de son écosystème de recherche.

Un écosystème unique, interdisciplinaire et structurant

Cette renommée mondiale s’appuie sur une dynamique collective portée par 17 partenaires académiques et scientifiques, réunis autour de la stratégie MUSE – Montpellier Université d’Excellence. Ce regroupement structurant fédère un réseau d’acteurs de premier plan et bénéficie d’un environnement scientifique exceptionnel :

Montpellier accueille également deux institutions majeures sur la scène internationale :

Montpellier, capitale scientifique du vivant et de l’environnement

Au-delà de l’excellence académique, Montpellier constitue un modèle de coopération scientifique interdisciplinaire, au service de la planète. À la croisée des domaines de l’agriculture, de l’environnement et de la santé, les chercheurs montpelliérains imaginent les solutions pour un monde plus durable, résilient et solidaire.

Grâce à cette synergie entre disciplines et institutions, les scientifiques de la région abordent des enjeux stratégiques :

Une ville étudiante, cosmopolite et ouverte sur le monde

Avec 43 000 étudiants, Montpellier est la 2e ville universitaire de France en proportion de population étudiante. Sa qualité de vie, sa richesse culturelle et son centre-ville piétonnier en font un lieu d’études idéal.

Montpellier abrite la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde, toujours en fonctionnement depuis le Moyen Âge. Cette faculté continue de former les professionnels de santé dans un cadre alliant patrimoine historique et innovations médicales.

L’université de Montpellier est partenaire de plus de 570 établissements dans 89 pays et membre de nombreux réseaux académiques internationaux (Erasmus+, Coimbra Group, AUF, ASAIHL…). Elle détient le label HR Excellence in Research décerné par la Commission européenne et participe activement à l’Espace européen de la recherche.

Elles sont souvent discrètes, parfois minuscules, et pourtant elles jouent un rôle crucial dans notre compréhension de la crise écologique. Abeilles, amphibiens, oiseaux ou lichens : ces espèces dites « sentinelles » sont observées de près par les scientifiques car elles révèlent, mieux que tout discours, l’état de santé des écosystèmes.
À travers elles, la science décrypte les signaux faibles, anticipe les déséquilibres, et alerte sur les transformations silencieuses du vivant. Comprendre le rôle de ces espèces, c’est entrer dans l’intimité des milieux naturels – et mieux percevoir ce que nous risquons de perdre.

Une biodiversité en recul accéléré

La sixième extinction de masse est en cours. Selon les experts, un million d’espèces sont menacées de disparition, et les taux actuels d’extinction sont de 100 à 1 000 fois supérieurs à la normale. Mais contrairement aux grandes extinctions passées, celle-ci est entièrement causée par les activités humaines : destruction des habitats, pollutions, surexploitation, introduction d’espèces exotiques, et bien sûr, changement climatique.
Dans ce contexte, suivre la biodiversité devient un enjeu stratégique. Mais comment surveiller un réseau aussi complexe et interconnecté que le vivant ? C’est là qu’entrent en jeu les espèces sentinelles.

Des indicateurs vivants de la santé des milieux

Le principe est simple : certaines espèces réagissent rapidement aux perturbations environnementales. Leur présence, leur absence ou leur comportement offrent des indices précieux sur l’état d’un écosystème. Ce sont des bioindicateurs.
Prenons l’exemple des amphibiens : grenouilles, tritons et salamandres possèdent une peau très perméable et un cycle de vie lié à l’eau. Cela les rend particulièrement vulnérables aux polluants, aux pesticides, et aux modifications de l’hydrologie. Leur déclin est souvent le signe avant-coureur de troubles profonds dans les zones humides.
Autre exemple : les abeilles sauvages, dont la diversité et la santé reflètent la qualité des milieux agricoles et la disponibilité des ressources florales. Le recul de ces pollinisateurs affecte non seulement la biodiversité florale, mais aussi la sécurité alimentaire humaine.

Observer pour comprendre les dynamiques du vivant

Dans le monde entier, des programmes de suivi scientifique mobilisent ces espèces sentinelles. Grâce à des protocoles rigoureux, les chercheurs mesurent l’évolution des populations, la fréquence des espèces, les comportements reproductifs, les déplacements saisonniers. Ces observations permettent de :

Les nouvelles technologies renforcent ces démarches : pièges photographiques automatisés, capteurs acoustiques, drones ou encore analyse d’ADN environnemental (eDNA) permettent de mieux capter la richesse invisible du vivant. L’intelligence artificielle vient même accélérer l’analyse des données massives issues du terrain.

Quand la science éclaire les politiques de protection

Ces travaux ne sont pas purement académiques : ils nourrissent les stratégies de conservation à toutes les échelles. Que ce soit pour désigner une zone protégée, restaurer un habitat dégradé ou évaluer l’impact d’un projet d’aménagement, les espèces sentinelles jouent un rôle central dans la prise de décision environnementale.
De plus en plus, les chercheurs travaillent en lien étroit avec les gestionnaires de la nature, les collectivités, les ONG ou les citoyens. Les sciences participatives, par exemple, permettent aux amateurs éclairés de contribuer à la collecte de données sur les oiseaux, les papillons ou les plantes sauvages, élargissant ainsi l’ampleur de la surveillance écologique.

Le vivant nous parle, encore faut-il l’écouter

À travers les espèces sentinelles, la nature nous envoie des signaux clairs. Leur disparition n’est pas seulement une perte biologique : c’est la rupture d’un dialogue entre l’humanité et son milieu. En observant ces espèces, la science ne se contente pas de compter ou de classifier : elle raconte une histoire plus vaste – celle d’une planète qui change, et d’un vivant qui tente de s’adapter.
Protéger la biodiversité, ce n’est donc pas sauver quelques espèces emblématiques. C’est préserver les mécanismes complexes qui rendent la vie possible, pour nous comme pour toutes les autres formes d’existence. Et cela commence par savoir où, comment, et pourquoi le vivant vacille.

De l’agriculture à la santé globale : une fondation en évolution

Créée en 2007 sous le nom d’Agropolis Fondation, la Fondation a d’abord soutenu des projets de recherche autour de l’agriculture et du développement durable.
En près de vingt ans, son périmètre scientifique s’est élargi. Elle répond aujourd’hui à des enjeux plus globaux : climat, biodiversité, alimentation, santé humaine, animale et végétale.

Ce changement de nom vers One Science Montpellier reflète cette évolution. Il marque l’entrée dans une nouvelle ère. Celle d’une fondation capable de soutenir une recherche interdisciplinaire, à la croisée des grands enjeux planétaires. Une fondation ancrée dans un écosystème scientifique montpelliérain reconnu à l’échelle internationale.

One Science : une science unie face aux grands défis

La science est aujourd’hui confrontée à des menaces systémiques : changement climatique, pandémies, épuisement des ressources, insécurité alimentaire, dégradation des écosystèmes…
Face à ces défis interconnectés, les réponses isolées ne suffisent plus.

C’est tout le sens du nom One Science. Il exprime notre vision d’une science globale, décloisonnée, construite à plusieurs disciplines, à plusieurs mains, à plusieurs voix.
Une science qui rassemble pour mieux comprendre. Et pour mieux agir.
Une science qui relie les territoires, du local à l’international, pour imaginer ensemble un avenir plus durable, plus juste, plus résilient.

Une fondation au service de la recherche et de l’intérêt général

La Fondation One Science Montpellier change aussi de rôle. Au-delà du financement de projets scientifiques, elle devient un outil de mobilisation et de collecte. Elle fait le lien entre la recherche, les citoyens, les entreprises, les collectivités et les philanthropes.

Elle agit pour donner aux chercheurs les moyens de faire progresser les connaissances. Et d’innover au service du bien commun. Elle fédère les énergies, suscite de nouveaux partenariats et développe le mécénat pour soutenir des projets à fort impact.

Soutenir la Fondation One Science Montpellier, c’est investir dans une science ouverte, collective, au service de la planète et des générations futures.